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Garmin 910XT: Revue après une saison Complète de Triathlon (Olympique à IronMan)

Après plus de 6 mois d’utilisation de la Garmin 910XT voici un compte rendu plus approfondi.
Note: Un premier article sur les premières impressions est dispo ici:  Garmin 910XT: Premières impressions

J’ai utilisé cette montre à l’entrainement pendant 6 mois, et en compétition sur Triathlon Olympique, IronMan 70.3 et IronMan.

Ce n’est pas une liste exhaustive des fonctions de la montre, dispo sur le site officiel, mais un retour par rapport à l’utilisation générale, notamment pour les Triathlètes.

– Simplicité d’utilisation
– Le Signal GPS
– Le système de batteries
– Synchronisation
– Affichage et navigation
– Connection aux périphériques
– Quelques Fonctions pratiques
– L’ œil du Coach
– En compétition
– Conclusion

Simplicité  d’utilisation

  • Sur ce modèle, la prise en main est très rapide, j’ai pris le temps de régler mes affichages et de la mettre en Francais et ce fut tout, je n’ai jamais ressorti le manuel par la suite.
  • C’était ma première Garmin (j’ai déjà eu des GPS Timex, mais je vite abandonné la fonction GPS…), je n’étais donc pas habitué au placement des touches qui est plus ou moins standart aux Garmin, mais c’est très intuitif.

Note: je préférerai un bouton « lap » un peut plus gros et central pour éviter de se tromper avec le bouton start/stop.

Rapidité de détection et puissance du signal GPS: 10/10

  • Comme tous Triathlètes, je dois être efficace lors des entrainements: pour que j’utilise une montre GPS, je dois pouvoir la mettre au poignet et partir tout de suite: je ne veux pas avoir a attendre 3mn sans bouger que la montre capte le signal GPS:
    La Garmin répond vraiment bien a ce problème: en général je pars toujours le chrono au moment ou je commence mon entrainement sans me préoccuper du signal, ça prend juste quelques secondes pour détecter le signal.
  • Le signal fonctionne aussi bien en ville, en sous bois, par temps nuageux: ça parait évident, mais d’autres montres GPS ne fonctionnent pas dans ces conditions à cause des interférences ou de la faiblesse du signal.

Note: A cuba c’était vraiment tip top un GPS au poignet, les GPS grandeur nature pouvant être saisi aux douanes…

Le système de batteries: efficace

  • Le package vient avec un cable USB et son adaptateur secteur, qui se plug directement sur la montre. Grace a l’USB on peut donc charger la montre dans l’auto si celle ci est munie d’un adapteur USB (1$ chez dollorama ;)).
  • Comme toujours avec Garmin les adaptateurs pour tous les pays sont fournis, petit plus bien appréciable pour les triathlètes qui voyagent souvent.
  • La durée des batteries est réellement plus de 17h, ce qui permet de compléter un IronMan.
  • L’indicateur de charge est relativement précis; puisqu’avec 10% de batterie restante j’ai pu compléter 1h30 de course a pied (avec GPS) et il me restait encore de la réserve.
  • La montre est munie d »un bouton marche/arrêt qui éteint complètement la montre: vraiment indispensable pour économiser les batteries: pas obligé de recharger la montre tous les jours !

Note: C’est une montre destinée a l’entrainement, ne pensez pas l’acheter pour en faire une montre qui donne l’heure à tout moment de la journée. Même si c’est faisable, ce n’est pas idéal: tant au niveau de l’affichage que des batteries.

Synchronisation

Testé sur MacOS, le transfert des données de la montre vers l’ordinateur et vers internet se fait très facilement.
La montre est livré avec une clef USB ANT+: une fois l’appli garmin paramétrée, si la clef est connectée a l’ordinateur, il suffit que la montre soit assez proche, et hop, les données sont transférées sur la machine et sur internet (via Garmin Connect) !

Note: c’est vraiment fun, quand j’arrive dans mon appartement après une session, ma montre se met a vibrer et commence le transfert automatiquement, sans que je ne fasse rien ! Juste le temps de prendre la douche et je peux checker les statistiques de mon dernier entrainement sur l’ordinateur !

  • Le transfert des données vers TrainingPeaks est également très intuitif à l’aide de l’application Device-Agent
  • On peut aussi programmer les entrainements à l’avance et les charger sur la montre,  mais je n’utilise pas personnellement cette fonctionnalité.
    Remarquez que la prochaine fois que je retourne a Cuba je vais pouvoir recharger les parcours que nous avons fait 🙂

Note: mes athlètes qui utilisent la fonction d’upload des entrainements vers la montre ont rapporté qu’il y avait certaines imperfections sur cette fonctionnalité, mais qu’ils ont été résolu il y a peu.

Affichage et la navigation

  • L’affichage est configurable par sport, on peut mettre jusqu’a  4 champs différents sur une même page, et 4 pages différentes.
  • Les champs de donnés dispo sont très complets et peuvent ainsi adapter la montre très précisément a chaque sport et a chaque périphérique (vitesse, distance, puissance, Cardio, etc…).

Note: l’option pour afficher les données de wattage moyen sur 3 secondes, ou sur le circuit en cours est bien appréciée.

  • La montre est vraiment confo, on ne la sent pas au poignet (du moins quand on est un gars), la forme et le bracelet épousent bien le poignet.
  • La navigation se fait efficacement, je n’ai jamais eu besoin de regarder la notice après la prise en main.

Connection aux périphériques

  • Ceinture Cardio: la ceinture est détectée immédiatement, rien de spécial a faire, ça marche bien.
    La ceinture est très confo et pratique a mettre/enlever

Note: en hivers, a froid, le cardio a du mal a détecter le signal du coeur et la montre affiche alors de valeurs irréelles durant l’échauffement (apres 5-10mn tout rentre dans l’ordre)

  • PowerMeter: très simple a configurer, je l’ai utilisé avec un PowerTap Ant+, la détection est immédiate, rien a dire, la techno Ant+ fonctionne vraiment bien. A noter également une fonction d’autocalibration présente.
    On peut paramétrer plusieurs setup en mode « Vélo », et éviter les conflits avec les autres périphériques.
    Note: On peu utiliser la Garmin en meme temps que le « Joule » qui vient avec le PowerTap sans aucun problème,
  • Ceinture PowerCal: Fonctionne également tès bien avec cet outil (Cardio + Puissance estimée).
  • Connection à l’ordi: fonctionne sous PC et MAC  sans fil via Clef USB Ant+: rien a dire, une fois paramétré, ça fonctionne juste parfaitement. (voir chapitre sur la Synchronisation)
  • Rechargement: avec le câble on peut la recharger depuis le secteur ou sur n’importe quel prise USB (ça c’est hot)

Quelques Fonctions pratique

  • « AutoLap » paramétrable: a intervalles voulu  la montre peut prendre un lap et afficher le résultat.
  • Éclairage de l »écran par double pression sur celui ci: très pratique quand on cours dehors le soir ou en hivers.
  • Vibreur: en plus de la sonnerie, ou pour être plus discret, notamment en course, vous pouvez utiliser la fonction vibreur plutôt que le bip sonore.
  • Une rallonge pour le bracelet est également fournie, ce qui permet de le mettre par dessus un manteau, tres pratique pour les sports d’hivers.
  • En natation, la montre grâce a l’accéléromètre détecte les

    Quassy Olympique: quelques détours a la fin !

    complétées en natation (même sans GPS), compte le nombre de coup de bras (donc peut calculer votre efficacité) et peut également déduire votre nage.

Note: en Natation intérieur (sans le GPS) si vous changez de nage au milieu d’une longueur, la montre pense que vous avez complété la longueur… cela peu donner des données irréalistes (ex: longueur en 2 secondes…), Garmin pourrait inclure un peu d’intelligence dans la montre pour éviter ces incohérences. 

  • le GPS fonctionne en eau libre, de manière un peut moins précise (la montre capte le GPS uniquement quand votre bras est hors de l’eau), mais cela donne une idée assez bonne de la distance complétée.

Note: en nage en eau libre, la montre est intelligente et ne prévient pas de la perte du signal toutes les 2 secondes (quand le bras est dans l’eau). Pas besoin non plus de mettre la montre dans le casque de bain, en nage libre la distance estimée est assez précise si on ne fait des distances de plus de 100m avant de changer de direction.

  • Support de plusieurs bicyclettes en mode « Vélo », on peu ainsi comptabiliser les km et paramétrer les périphériques suivant le matériel utilisé (Vélo de route, Vélo de triathlon, vélo de montagne, …)

L’ œil du Coach

Bon nombre des mes athlètes se sont équipés de cette montre cette année:Données complètes pour l'analyse
– Les fonctionnalités pour synchroniser les entrainements directement sur la platform TrainingPeaks et la possibilité d’afficher les valeurs de puissance, de dénivelé (la montre est munie d’un altimètre en plus du GPS), de vitesse et de cardio en font un outil vraiment très complet pour le coaching.
– Le Coach peut ainsi mieux analyser les logs en utiliser des paramètres plus précis et scientifiques pour mieux planifier les entrainements (IF, TSS, etc…)
– Voir le point suivant pour les autres points positifs en terme d’analyse.

En compétition: pour l’analyse !

L’utilisation en compétition est de mon point de vue un must pour l’analyse après la course.
Pendant l’épreuve, sur longue distance utiliser cet outil pour veiller avant tout a ne pas partir trop vite et suivre le plan de match pour les personnes moins expérimentés, mais rester à l’écoute de son corps et de ses sensations.

  • Le mode « Compétition » permet de configurer automatiquement l’enchainement des sports quand l’utilisateur appuis sur le bouton « Lap », pas mal cool, on peu modifier les sports (pratique pour les duathletes ou Pentathlon d’hivers), et décider d’inclure ou non les transitions.
  • En natation, pas besoin de mettre la montre dans le casque de bain (comme certains faisaient avec les anciens modèles), les résultats avec la montre au poignet sont suffisamment précis.
  • Wetsuit: à Rev3Quassy et IronMan 70.3 Tremblant j’ai nagé en wetsuit avec manches, pas de problème pour sortir la manche par dessus la montre qui est assez plate et n’accroche pas si on y fait attention.
  • Pour l’analyse après la course c’est très intéressant de voir a quel point on a nagé droit ou non. Parfois notre vitesse est très bonne, mais l’orientation défectueuse: on peu ainsi travailler le véritable facteur limitant.
  • L’utilisation des « AutoLap » permet de rester concentré et de checker son allure uniquement tous les km ou tous les miles, sans avoir à regarder sa montre trop souvent. Cette fonctionnalité est compatible avec le mode « Compétition
  • Enfin, pour l’analyse post-compétition, on apprécie de pouvoir checker les variations d’allure en fonction des évènements qui ont ponctués le parcours.

Analyse post compétition lors du Rev3 CedarPoint (distance IronMan)

Conclusion

  • Ça marche, c’est simple et pratique, ça remplace tous mes odomètres, mon afficheur pour la puissance, ma montre cardio: enfin le modèle qu’on attendait.
  • Une fois habitué, c’est assez difficile de s’en passer…
  • Considérant tous les équipements que ca remplace, le tarif est compétitif.
  • Pas facile de trouver de gros points négatifs, bien sur, on aimerai encore diminuer la taille, principalement pour les personnes avec des poignets plus petits et pour les filles.

 
Note: La 910XT est bien sur dispo chez notre partenaire Momentum Solution Vélo sur la rue St Denis à Montréal 🙂

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2 réflexions sur “Garmin 910XT: Revue après une saison Complète de Triathlon (Olympique à IronMan)

  1. Pingback: Test: Garmin 910XT premier feeling | BART COACHING

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